L’austérité dans le milieu étudiant
L’AECSL a adopté un mandat exigeant un refinancement massif dans le milieu de l’éducation afin d’adresser le déclin constant de la qualité et de l’accessibilité, le tout dans une perspective d’autogestion et d’abolition des frais de scolarité.
- Considérant les coupes de 151 millions de dollars imposées par la CAQ au réseau collégial pour l’année 2025-2026;
- Considérant que des coupes majeures sont planifiées dans les postes du réseau collégial; Considérant la suppression du programme Bourse perspective;
- Considérant la fermeture de 40% des programmes de francisation dans les deux dernières années;
- Considérant que tous les services aux étudiant.es sont sévèrement menacés;
- Considérant qu’au cégep de Saint-Laurent, une quinzaine d’emplois sont considérés comme précaires au cégep;
- Considérant que le cégep ne sait toujours pas quand les fonds pour rénover ses pavillons seront débloqués et que les étudiant.es sont obligé.es de se déplacer à des pavillons comme le K, le N, le S et le M;
- Considérant qu’une réduction des effectifs occasionne une surcharge de travail chez la majorité des employé.es;
- Considérant que cette surcharge de travail chez les employé.es cause un service de moins bonne qualité pour les étudiant.es;
- Considérant l’usage accru de sous-traitants par le cégep, notamment dans les domaines de l’informatique et de l’entretien ménager;
- Considérant que le gouvernement, après toutes ces coupes, investit des sommes importantes dans l’intelligence artificielle;
- Considérant que les député.es se sont accordé une augmentation salariale de 7.5% deux ans seulement après s’être accordé la massive augmentation de 30%;
- Considérant que le gouvernement a dépensé plus de 795 millions de dollars pour sauver les bonus des dirigeant.es de Bombardier;
- Considérant que nous payons davantage chaque année pour nos frais de scolarité;
- Considérant que toutes ces mesures austères rendent l’accessibilité à l’éducation encore plus inégale;
- Que l’AECSL exige un refinancement des institutions d’enseignement postsecondaire afin d’adresser le déclin constant de la qualité et de l’accessibilité de l’éducation, en excluant le financement de la surveillance et de la répression;
- Que l’AECSL réitère que cette campagne s’inscrit dans une volonté de construire un contrôle par les étudiant.es et travailleur.euses des institutions d’enseignement post-secondaire face aux interventions autoritaires du gouvernement, dans une perspective d’autogestion et d’abolition des frais de scolarité.